LA COMPAGNIE
Corpus est une association de type 1901 existant depuis 13 ans et qui œuvre pour la création de pièces de théâtre, la réalisation de films documentaires, ainsi que l’organisation d’événements artistiques.
Fabrice Macaux, qui en est le metteur en scène associé, dirige une troupe de théâtre composée d’une quinzaine de personnes, acteurs amateurs ou professionnels.
L’association Corpus, mélange art et thème de société. Travaillant à partir des thèmes d’actualité, touchant à la société.le travail de réflexion de Coprus veut amener, un regard, comme un arrêt sur image de monde contemporain permettant une analyse fine et critique de la situation.
Aux origines
En 1996, Corpus est créée sous l’impulsion de Fabrice Macaux qui en prend la direction artistique. Des artistes sont associés dès le départ : Bernard Boespflug, réalisateur, Valérie Vinci, comédienne, Robert Cohen-Solal, compositeur, Olivier Macaux, auteur, d’autres collaboreront par la suite, Frédéric Coupet, plasticien, Yann et Corentin Seznec, compositeurs et musiciens.
Au cours de la saison 1997/98, Corpus est en résidence au théâtre de Fos-sur-mer (13). L’association y mène un travail de création faisant coïncider l’écriture du texte et les répétitions, Elle met en place des ateliers avec différentes couches de population, et présente des petites formes de théâtre chez l’habitant. Fruit de ce travail théâtral multiforme, quatre créations sont présentées: théâtre en appartement, une pièce interprétée par des jeunes, spectacle monté avec des femmes au chômage et création de la pièce Les sortilèges d’Olivier Macaux.
En 1999, Corpus s’implante dans le Val d’Oise. Fabrice Macaux crée Nous ne sommes pas des numéros (en tournée dans quinze villes du Val d’Oise et de l’Oise).
En 2000, il co-écrit avec l’artiste plasticien Frédéric Coupet une pièce qui évoque l’univers de l’art contemporain à travers les yeux d’un gardien de musée. Ce spectacle, l’Agent Culturel coproduit par la Scène Nationale de Cherbourg et soutenu par la Ville de Paris sera présenté une cinquantaine de fois entre 2001 et 2003 dans des théâtres et dans des lieux d’art (Scène Nationale de Cherbourg, Théâtre de Proposition de Paris, Abbaye de Maubuisson, FRAC de Reims, Musée d’art contemporain de Marseille, Domaine de Chamarande…).
En 2002 Fabrice créé à la Maison de la Poésie une première adaptation de la nouvelle de l’auteure afghane Spôjmaï Zariâb Ces murs qui nous écoutent. Celle-ci sera présenté au TJP de Strasbourg. Puis, en 2008, il adapte à nouveau ce texte rendant son contenu plus universel. Cette 2ème adaptation a été créée au Lavoir Moderne Parisien au mois de mars 2008.
En 2002, Corpus installe ses bureaux à Paris, et élargit ses statuts afin de pouvoir être en adéquation avec sa volonté de mettre en place des projets mêlant plusieurs disciplines. Elle organise deux éditions du festival Itinéraires afghans, à Paris en 2002 et à Strasbourg en 2003, en collaboration avec des lieux culturels reconnus et avec le soutien de partenaires publics et privés.
Son objectif est de mettre en lumière les actes de vie et de création du peuple afghan à travers la littérature, la poésie, la musique, la photographie, le cinéma… Suite au succès de ces deux éditions, Corpus est sollicité pour organiser d’autres événements liés aux cultures afghanes : une exposition de photographies de Françoise Spiekermeier au festival Photofolies de Rodez en octobre 2003, et une programmation pluridisciplinaire pour l’édition 2004 de Lire en Fête sur commande de la Bibliothèque de la Cité internationale universitaire de Paris.
Par ailleurs Corpus met en place un nouveau programme pour les éditions de Lire en fête à la Cité internationale universitaire. En 2005, nous avons proposé une programmation en lien avec notre travail de création, en l’occurrence autour d’Alberto Moravia et de son théâtre, puis en 2006, une journée consacrée à la littérature après le 11 septembre 2001. En 2008, l’édition a été consacrée à la jeunesse au Liban.
L’activité théâtrale de la structure est couplée depuis la création d’actions menées vers les publics, cet engagement se traduit par plusieurs longues implantations où habitants et créations se nourrissent mutuellement.
De 2003 à 2008, Corpus mène un travail avec les habitants du quartier de la Muette à Garges-lès-Gonesse. Fabrice Macaux s’est immergé dans la vie des habitants pour construire une trilogie sur les habitants de ce quartier en pleine mutation. Josiane et Marinette, Puissance 1000 et Remue-Mènage sont trois films documentaires nés de ce projet, il retrace à travers des portraits d’habitants, le passé, le présent et le futur de leur lieu de vie.
Depuis plusieurs années, Corpus collabore avec l’Abbaye de Maubuisson sur un projet de création annuelle en lien avec le lieu ou la programmation de l’Abbaye. Fabrice Macaux propose annuellement un spectacle conçu pour le lieu et mettant en scène des amateurs encadrés par des professionnels, L’art de rien en 2006, Mariage Blanc en 2007, Pour un monde meilleur en 2008, (G)rève de fin en 2009.
En 2010, Fabrice Macaux crée Rapaces. Rapaces raconte sans mot, mais à travers le subtil dialogue des corps en scène, la déflagration intérieure que subit une mère face à la disparition brutale de son fils dans un attentat. Dans ce projet Fabrice Macaux affirme un langage organique où le corps représente la phrase narrative et le verbe, sa ponctuation. Il s’agit d’un moment charnière dans son travail, la rencontre entre le théâtre et le cirque est une ouverture dramaturgique pour aborder l’espace de représentation et la mise en scène.
Aujourd’hui, Fabrice Macaux retranscrit en scène la dualité des sentiments fraternels dans Hors Cadre. Dans ce spectacle, il met en exergue le rapport que les uns et les autres entretiennent à la cellule familiale. C’est à travers le langage des corps qu’il révèle les mécanismes affectifs. Trois circassiens et une comédienne participent à ce projet sensoriel. La spécificité de chaque agrès permettant la construction d’une phrase scénique, où l’écriture spécifique du cirque dans sa dimension onirique répond ludiquement à la question motrice de la dramaturgie. Dans ce langage organique, le corps représente la phrase narrative. La parole et le verbe n’interviennent que lorsque c’est nécessaire.
C’est ainsi que l’écriture scénique suggestive de Fabrice Macaux nous plonge dans les mécanismes de l’enfance et de la famille et nous propose un objet de représentation où le spectateur est libre du chemin à prendre.
